Plan de relance...de l'injustice sociale!!!
Ca devient franchement insupportable à plusieurs titres...Pourquoi la France est-elle le pays où l'on ne favorise pas la relance de la consommation alors que nos voisins s'y attellent? C'est aberrant. Ce matin, je tombe sur une interview de Patrick Devedjian (pas de chance quand même au réveil...bref...), ministre en charge du plan de relance, qui prend le relai de tous ces journalistes (qui n'ont de journaliste que le nom...à croire qu'ils bossent tous pour le Figaro...) et de tous les autres larbins du Roi (élu par une majorité de Français...merci à ceux-là...) et qui nous ressort le topo habituel qui n'est autre qu'un vaste enchaînement de mensonges. On a tellement de cesse de nous répéter la même histoire qu ça ressemble presque à un lavage de cerveau. Tout est fait pour que les citoyens de ce pays ne sachent pas que leurs voisins européens, notamment les anglais et les allemands, bénéficient, eux, d'un plan de relance axé sur la relance de la consommation financée par la mise à contribution des plus riches et des grosses multinationales qui font du profit (voir le passage concernant la Grande-Bretagne dans mon article précédent). Ici, les journalistes à la solde gouvernementale n'en parlent jamais. Il ne serait pas bon que les Français soient au courant.
Un citoyen docile et malléable est un citoyen qui ignore.
Le Roi Sarkozy a déjà bénéficié, lors des présidentielles de 2007, de l'ignorance de nombreux citoyens (tout du moins d'une bonne part des 53,06% d'électeurs qui ont voté pour lui) concernant sa vraie personnalité avide de pouvoir absolu et ses convictions ultra-libéralistes. Moi j'ai ma conscience tranquille. Je n'ai pas à porter le lourd fardeau de faire partie de ces 53,06%. J'ai même tenté, en vain, d'ouvrir les yeux de certains concernant le Vrai Sarkozy, à l'époque candidat à la présidentielle...A ceux-là je dis : "vous avez tendu le bâton pour vous faire battre, certes...Mais le pire c'est que le bâton sert aussi à battre ceux qui ne l'ont pas tendu...". Moi, je ne suis pas déçu de Sarkozy en ce sens qu'il fait exactement ce que je craignais, qu'il est exactement le Président dont je ne voulais absolument pas...Seulement, à l'époque, et comme maintenant, il ne fallait pas se contenter de s'abreuvoir des "informations" télévisées ou radiophoniques, fallait aller chercher l'Information où elle se trouve. C'est même plus que l'information qu'il faut aller chercher, c'est la Vérité.
Après ce petit écart, je recentre mon propos sur le sujet initial. Je parlais du plan de relance gouvernemental, ou, devrais-je dire, du plan de surenrichissement des plus riches ou du plan de "surappauvrissement" des plus pauvres, c'est égal.
On nous rabache à tue-tête que le plan prévoit que l'investissement prévu va créer de l'emploi et que l'emploi va créer une hausse de la consommation...C'est incroyable qu'on quisse se moquer si ouvertement des gens à ce point sans qu'ils ne réagissent (preuve s'il en est qu'on leur a bien mis des oeillères aux gens...merci le noyautage sarkozien des médias...). La seule chose que va engendrer l'investissement, c'est une augmentation des profits des multinationales qui vont se voir confier les "grands chantiers" et par là même de ceux de leurs actionnaires. Mr Devedjian dit que ça va générer de l'emploi. Quand on lui demande combien,il répond : "Ecoutez, je ne peux pas vous donner de chiffre exact...100 000, peut-être plus...ça dépendra aussi du coefficient multiplicateur..." Si ça c'est pas un discours de technocrate (et puis là, en plus, il s'agit d'un gros incompétent...). Alors, admettons que ça va créer 100 000 emplois, on va être gentil avec Mr Devedjian. On aura donc 100 000 salariés payés une misère qui vont remplacer 100 000 salariés dont les emplois ont été sacrifiés sur l'autel de la crise ce qui nous fait...euh...ben...qu'on est toujours dans la merde.Et même si ça générait 500 000 emplois, ça serait toujours 500 000 salariés qui, au lieu d'être au RMI,seraient toujours payés au lance-pierre. Pas de quoi relancer la consommation. Même pas de quoi faire baisser la fréquentation des centres de distribution des Restos du Coeur.
C'est à gerber.
Se servir de la misère des gens pour engraisser les plus fortunés: bienvenue dans le monde merveilleux du capitalisme où les nantis mangent du caviar pendant que ceux qui créent leur fortune nagent dans la merde.
Hier, sur I-télé, le Face à Face entre un journaliste de Marianne et un journaliste du Figaro Magazine. J'ai failli sortir de mes gonds quand j'ai entendu les propos de ce dernier. Bon, c'est vrai, il bosse au Figaro.Il ne peut donc être que soumis au bon Roi qu'il sert si fidélement. Lorsque son interlocuteur de Marianne lui expose les plans de relance mis en place dans d'autres pays européens ou celui proposé par le Parti Socialiste, il répond , comme le Roi, comme ses minstres et tous ses serviles sujets UMP, que "ces plans sont bien trop coûteux" et que "l'argent, on en sort pas comme ça, par miracle, indéfiniment".
Total : 15 017 000 000 euros de bénéfices en 2008.
ArcelorMittal : 11 287 000 000 euros de bénéfices en 2008.
Sanofi-Aventis : 7 074 000 000 euros de bénéfices en 2008.
GDF-Suez : 5 862 000 000 euros de bénéfices en 2008.
France Télécom : 5 279 000 000 euros de bénéfices en 2008.
...et la liste n'est pas exhaustive...
Quand le pays a besoin d'argent, que dis-je...quand les citoyens français on besoin de cet argent, on prend la responsabilité d'aller le chercher là où il est, et à plus forte raison quand on a participé à l'y mettre...
Je vous prends votre argent, je le donne aux plus riches (qui jouent avec...entre eux...) et quand vous n'en avez plus, je refuse de vous le rendre parce que donner, c'est donner, reprendre c'est voler.
Alors, au fait, elle est où l'injustice sociale...?